DYSLEXIE...


Source : APEDYS.FRANCE


La dyslexie une difficulté durable d'apprentissage de la lecture et d'acquisition de son automatisme, chez des enfants intelligents, normalement scolarisés, indemnes de troubles sensoriels et de troubles psychologiques préexistants. En particulier, lls inversent et confondent les lettres ou les syllabes des mots. Ni les parents, ni les enseignants, ne sont responsables de ce trouble spécifique d'apprentissage.

La dyslexie touche environ 10 % de la population et que 1 à 2 % des enfants en sont sévèrement atteints. La dyslexie frappe plus de garçons que de filles (trois fois plus)et se retrouve davantage chez les gauchers.
Voir controverse avec le Pr J-P Martinez Phd-HDR [Lire]

. Mal pris en charge, ce trouble du langage provoque un retard scolaire important chez des enfants qui disposaient pourtant au départ de toutes les chances de réussite. des méthodes de dépistage et de rééducation existent.

La dyslexie a été décrite pour la première fois en 1896 par le Dr Pingle Morgan. Des dyslexiques célèbres, et non des moindres, ont marqué leur passage dans l'histoire : Auguste Rodin, le sculpteur, Hans Andersen, le conteur, ThomasEdison et Albert Einstein !!!!

Le terme de dyslexie peut prêter à confusion, car il est tantôt utilisé dans son sens strict de "lecture difficile", tantôt dans son sens large, englobant la totalité des difficultés d'apprentissage du langage écrit.

Les difficultés les plus fréquentes rencontrées par les dyslexiques, décrites par l'ADEPA, l'Association française de parents d'enfants en difficulté d'apprentissage du langage écrit et oral :

  • la confusion des lettres : ils confondent des lettres de forme voisine, par exemple le "d" et le "b", le "q" et le "p", ces quatre lettres pouvant être considérées comme étant la même lettre. C'est la difficulté la plus connue, mais elle peut être inconstante,
  • la confusion des sons, par exemple "ch" et "j", "t" et "d", "g" et "k", "b" et "p",
  • les difficultés phonologiques, séquentielles et de mémorisation : les dyslexiques éprouvent des difficultés à faire correspondre les sons entendus du langage parlé, aux lettres qui les représentent et l'inverse.
  • Ils ont aussi du mal à respecter l'ordre de l'alphabet, voire des notes de la gamme, des jours de la semaine, des mois et mémorisent avec peine le langage écrit et oral, alors qu'ils se rappelleront très bien d'événements vécus.
  • Les troubles de l'attention, la peine à suivre les rythmes scolaires, les difficultés à s'orienter dans le temps, dans l'espace, à acquérir des automatismes peuvent également révéler une dyslexie.
  • Une tendance à l'hyperactivité,
  • une certaine maladresse dans les gestes,
  • des difficultés d'écriture (dysgraphie)
  • Des difficultés de calcul (dyscalculie).

C'est l'addition de ces difficultés qui caractérise la dyslexie. Sa gravité dépendra cependant davantage de l'intensité de ces troubles que de leur cumul.

Pour l'APEDYS (http://perso.wanadoo.fr/apedys.france/definition_dyslexie.htm), la dyslexie peut s'accompagner:

  • De perturbations du langage oral
  • De troubles de l''orientation dans le temps et/ou l'espace
  • De troubles de la discrimination visuelle et/ou auditive
  • De troubles de latéralisation
  • De troubles de l'attention
  • De troubles de la mémorisation
  • De troubles de l'analyse séquentielle
  • Retard de langage (vocabulaire pauvre, écrit mal construit)
  • Aucun automatisme de lecture après 6 mois d'apprentissage quelle que soit la méthode utilisée
  • Inversions et confusions de lettres, de syllabes ou de mots (b et d...)
  • Transposition ou omission de lettres
  • Difficulté à déchiffrer les sons complexes
  • Mauvaise orthographe
  • Mauvaise interprétation des phrases et mauvais découpage (ex: un jé néral)
  • Lenteur excessive dans toutes les taches
  • Difficulté à retenir les poésies, les tables de multiplication
  • Mauvais repérage dans le temps (passé, présent, futur) donc problème en conjugaison
  • Mauvais repérage en géométrie
  • Ponctuation aberrante
  • Difficulté d'ordre spatial
  • Mauvaise mémoire immédiate (= rythme)
  • Difficulté d'organisation personnelle (cartable, trousse...)
  • Difficulté en numération, pour compter de 2 en 2
  • Difficulté dans le système décimal
  • Difficulté à composer les nombres
  • Refus scolaire qui augmente avec les années parce que échecs successifs
  • Fatigabilité : décalage de rythme entre la pensée et le mouvement, il "décroche" ---> rêverie
  • Manque de concentration
  • Arrêt aux petits détails avant de voir l'important


Une dyslexie mal prise en charge peut compromettre très sérieusement l'avenir d'un enfant. Non reconnu dans ses difficultés, celui-ci peut développer des troubles du comportement. "L'enfant sait qu'il est normal, voit qu'il est intelligent, mais qu'il n'arrive pas à apprendre. Sans cesse en décalage, il se sent dévalorisé et se forge une mauvaise image de lui-même, qui peut le conduire à développer des comportements réactionnels" explique Abdelhamid Khomsi, linguiste, professeur de psychologie à l'Université de Nantes et spécialiste de la dyslexie.
L'ADEPA a collecté de nombreux témoignages d'enfants, qui par réaction, devenaient passifs ou au contraire turbulents et insupportables en classe. Le sentiment de différence, de dévalorisation est tel que les enfants peuvent aussi, dès le CP ou le CE1, présenter de forts signes dépressifs, avec tous les risques qu'ils engendrent.
Non aidé, le dyslexique se met, enfin, en échec scolaire et court le risque de venir grossir les rangs des adultes illettrés.

Les causes de la dyslexie restent mal connues. En France comme dans le reste de l'Europe, on l'a longtemps attribuée à des troubles psychologiques ou affectifs (problèmes relationnels avec les parents, conflits familiaux…). Cette thèse a de moins en moins cours et la communauté internationale penche davantage aujourd'hui pour une explication neurologique et génétique.

Tout récemment, en février 1998, une équipe de chercheurs britanniques a affirmé avoir isolé les gènes responsables de ce trouble, ce qui confirmerait l'hypothèse héréditaire. "On ne dispose actuellement d'aucune preuve formelle, même si l'explication psycho-affective s'éloigne de plus en plus"explique Abdelhamid Khomsi. "Les incertitudes sur les causes de la dyslexie posent avec acuité le problème de son dépistage et de sa prise en charge. Un enfant peut se retrouver aujourd'hui en psychothérapie, alors que la solution n'est peut-être pas là".

Pour déterminer une éventuelle origine biologique commune aux difficultés des dyslexiques, on a utilisé une technique d'imagerie du fonctionnement cérébral qui permet de visualiser les régions du cerveau où les flux sanguins et l'activité varient pendant qu'une tâche cognitive est réalisée. En l'occurrence, il était demandé aux étudiants de lire une suite de mots. Comparés aux non-dyslexiques, tous les sujets atteints de dyslexie, quelle que soit leur nationalité, présentent, quand ils lisent, une activité cérébrale réduite au sein d'une même région du cerveau située dans la partie inférieure du lobe temporal gauche.

Comment déceler un possible trouble d'apprentissage du langage chez son enfant et que faire?

Dans les familles qui comptent déjà parmi elles des dyslexiques, il est nécessaire de redoubler d'attention. 70% des dyslexiques présentent des antécédents familiaux, les cas pouvant être très différents d'une famille à l'autre et passer inaperçus. Un retard ou des difficultés de parole (mauvaise articulation, omission, déformation des phonèmes) signalent aussi, dans 30 % des cas, un problème. De même que la persistance d'un échec scolaire, alors que l'enfant se montre intelligent et vif.

Au cours des premières années de primaire, une lecture lente, laborieuse, une mauvaise orthographe chez un enfant intéressé à l'oral, bon en calcul et dans les matières d'éveil pourront aussi donner l'alerte.
L'ADEPA insiste vigoureusement sur la nécessité pour les parents de prendre le problème "énergiquement" en main, d'abord en contactant les enseignants et en discutant avec eux, en consultant ensuite un médecin ORL et un ophtalmologiste afin de s'assurer que l'enfant entend et voit bien. L'avis du médecin traitant ou du pédiatre devra être pris, avant de procéder à un bilan complet chez un orthophoniste ou un médecin phoniatre. Actuellement, ce sont eux qui connaissent le mieux le problème, bien que dans certains hôpitaux, des centres de pédopsychiatrie et de neuropsychologie commencent à y être sensibilisés. Ce bilan permettra de poser le diagnostic de dyslexie, et d'envisager la rééducation adéquate. Si le bilan s'avérait normal, et que des difficultés particulières persistaient chez l'enfant, il serait indispensable de demander un autre avis. Mieux vaut en effet consulter une fois de trop, que d'exposer son enfant à l'échec scolaire.

Association de parents d'enfants dyslexiques APEDYS-FRANCE

Association des parents d'enfants en difficulté d'apprentissage du langage oral et écrit (APEDA France)
6 Allée Antoine Lemaistre - 78460 Chevreuse
Tél. : 06 61 00 61 66

Dyslexia : Association de parents, de professionnels et d'adultes
274 bd Raspail 75014 Paris
Tél. 01 43 35 31 05

AUTRES HYPOTHESES.

DR TOMATIS : il pourrait exister, dans la zone d'écoute de la parole ( entre 500 et 3000 Hz ) des zones anormales en dents de scie. Ces enfants entendraient donc mal certaines fréquences sonores ( trop ou pas assez ) ce qui déformerait le son et expliquerait leurs troubles et leur difficultés d'apprentissage.

Autre hypothèse
Les dyslexiques ne comprennent les sons que si ils sont séparés par un intervalle de 100 millisecondes. Hors les syllabes dures ( ba, ca, pa ) ont une période de transition de 40 millisecondes.

Dr A GALABURDA ( Neurologue, Harvard ) considère que la dyslexie est liée à une anomalie du traitement des informations visuelles ( et auditives ? ).
D'autres travaux évoquent des problèmes rétiniens.
Voir Des articles à ce sujet

Dr STORDY ( Lancet 1995 ) suggère l'utilisation de l'huile de poisson riche en acide docosahéxanoïque capable de favoriser la maturation cérébrale, rétinienne et des nerfs.

5. British Dyslexia Association - Welcome Page The British Dyslexia Association. The National Organisation for Specific Learning Difficulties. [ Information On-Line ] [ Events ] [ The BDA Helpline ] The British Dyslexia Association.

DYSLEXIA National Institutes of Health,

DYSLEXIA - GENERAL INFORMATION. National Institute of Child Health and Human Development (NICHD)

LA DYSLEXIE La dyslexie désigne un trouble au niveau du langage écrit, ce qui inclut non seulement la lecture, mais aussi l'écriture et l'orthographe. La dyslexie peut également amener une personne à éprouver de la difficulté à s'exprimer : http://www.aqeta.qc.ca/dyslexie.htm

Association canadienne de la dyslexie - Qu'est-ce que la dyslexie?
C'est une difficulté que certaines personnes éprouvent avec l'alphabet, la lecture, l'écriture et l'épellation, en dépit d'une intelligence moyenne ou supérieure à la moyenne, de www.dyslexia.cyberus.ca

CONTROVERSE
To esculape.com: Il est faux d'affirmer que 10% des enfants sont dyslexiques. 0nt-ils tous passés un IRM ?. C'est de la fausse représentarion
Je vous conseille de lire en France le texte de Jacques Fijalkow «Le retour de la dyslexie» et au Québec«Un dyslexique ou un mauvais lecteur.
Les travaux de Galaburda ont été dénoncés en 1998 au congrès de neurologie erreurs dans le traitement des données par le professeur Colette Chiland et d'autres. Les études sur les gauchers montrent des relations statistiques mais non de cause à effet.
Mais voulez-vous reconnaitre au moins que sur le sujet de la dyslexie l'unanimité ne se fait.
Les enfants souffriraient.

PR J-P Martinez Phd-HDR
DR Groupe LIRE-UQAM
www.er.uqam.ca/nobel/lire


Le professeur Jean-Paul Martinez, du département d'Éducation et de Formation Spécialisées, de la Faculté d'éducation de l'Université du Québec à Montréal, est titulaire d'une HDR (Habilitation à diriger des recherches) qui l'habilite à diriger des doctorats et des recherches dans toutes les universités françaises (Métropole et départements d'Outre-mer) soutenue en 2000, d'un doctorat en Sciences de l'éducation de l'Université de Bordeaux 2, d'une maîtrise et d'un baccalauréat en orthopédagogie de l'Université de Sherbrooke. Médaillé d'or en Lettres Françaises (1997, France), il a publié des articles et des livres sur les difficultés de lecture. Il co-dirige la revue franco-québécoise «Les recherches enseignées en espaces francophones». Depuis plusieurs années, il dirige le groupe LIRE de l'UQÀM. La défense des élèves en difficulté de lecture et l'aide à leur famille sont ses grandes préoccupations. Il soutient que le problème de la lecture n'a rien à voir avec une hypothétique dyslexie. selon le professeur Martinez, l'analyse des processus cognitifs requis dans l'acte de lire et d'apprendre à lire, de même qu'une bonne connaissance des indices de lecturisation de la famille et de la classe, permettraient de mieux comprendre les difficultés de lecture et de rendre justice aux élèves qui en souffrent.

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Commentaires

15.11 | 20:42

test

...
11.10 | 01:06

Bonjour ma chère cousine.
Je vous lis régulièrement sur le site web.

Randa El Rammouz, EAO
Enseignante agréée de l'Ontario
Canada

...
24.01 | 03:20

http://www.carolechamounelbared.com/225420940

...
17.01 | 12:59

il a pas de carte mentale!!!!

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