PROG FRANCAIS

La diversite genetique
Comment expliquer la très grande diversité des espèces malgré les mécanismes de stabilité génomique ? Dans cette vidéo, on analyse la diversité génétique. Au programme des Terminales S en SVT.

CLASSE DE TERMINALE S

SVT : cours et aide aux devoirs pour la classe Terminale S, Maxicours.com

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Comment ça marche
 

 

 

 

 


CHAPITRE 2 MOTRICITÉ VOLONTAIRE ET PLASTICITÉ CÉRÉBRALE

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TRES IMPORTANT:Cool

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Si le réflexe myotatique sert d'outil diagnostique pour identifier d'éventuelles anomalies du système neuromusculaire local, il n'est pas suffisant car certaines anomalies peuvent résulter d'anomalies touchant le système nerveux central et se traduire aussi par des dysfonctionnements musculaires. Des tumeurs, des AVC, ou des lésions de la ME modifient la motricité.

Comment la volonté (ou cerveau = SNC) agit-elle sur l'arc réflexe? Quelles sont les adaptations du cortex possibles après accident ?

1. Aires cérébrales et voies nerveuses de la motricité

Un réflexe myotatique ne fait pas intervenir le cerveau. En revanche, la commande de tous les mouvements volontaires provient de notre cerveau.

⇒ Quelles sont les régions du cerveau qui participent au contrôle des mouvements volontaires ?

Activité 1 : Exploration fonctionnelle du cerveau par l’exploitation de données d’imagerie numérique (fiche TP 20)

La réalisation des mouvements volontaires implique une collaboration entre plusieurs aires du cortex cérébral connectées entre elles. Ces aires motrices forment le cortex moteur.
On subdivise le cortex moteur en deux grandes aires, l’aire 4 et l’aire 6. L’aire 4, que l’on désigne aussi comme le cortex moteur primaire, forme une mince bande qui longe le sillon central alors que l’aire 6 s’étend immédiatement en avant de l’aire 4. L’aire 6 est plus large et se subdivise encore en deux sous-régions distinctes.

• Au sein du cortex moteur, l'aire motrice primaire ou aire M1 contrôle la réalisation des mouvements volontaires : chaque zone de cette aire commande la contraction des muscles d’une région donnée du corps.

L’étendue des différents territoires du cortex moteur n’est pas proportionnelle à la surface des différentes parties du corps correspondantes, mais correspond plutôt aux capacités motrices des parties du corps concernées. Par exemple, le visage et les mains, doués de capacités motrices importantes, sont « surreprésentés », tandis que la commande motrice des membres inférieurs, dont les mouvements sont moins diversifiés, occupe un territoire cortical plus restreint.

• l’aire corticale 6, située juste en avant de l’aire 4, possède quant à elle deux autres représentations somatotopiques induisant des mouvements complexes lorsqu’on les stimule.
o La première est dans la région latérale de l’aire 6 et se nomme aire prémotrice (ou APM). Elle contribue à guider les mouvements en intégrant les informations sensorielles et s’occupe des muscles qui sont les plus proches de l’axe du corps.
o La seconde représentation somatotopique se trouve dans l’aire motrice supplémentaire (ou AMS) qui est située dans la partie médiane de l’aire 6. L’AMS est impliquée dans la planification de mouvements complexes et dans la coordination de mouvements impliquant les deux mains.

L’aire motrice primaire, l’APM et l’AMS ne sont cependant pas les seules aires corticales impliquées dans la genèse du mouvement volontaire. Le cortex préfrontal et le cortex pariétal postérieur y contribuent aussi d’une façon importante.

Activité 2 : Les voies nerveuses de la motricité volontaire (fiche TP 20)

2. Le rôle intégrateur des motoneurones médullaires

La réponse motrice- qu’il s’agisse d’une réponse réflexe ou bien d’une commande volontaire-dépend directement du message nerveux finalement émis par les motoneurones de la moelle épinière.
⇒ Comment la réponse motrice peut-elle intégrer diverses informations ?
a- Mise en évidence expérimentale d’une intégration neuronale (doc. 1 et 2, p. 380)
b- Les synapses et le rôle intégrateur des motoneurones (doc. 3 et 4, p. 381)

3. Plasticité cérébrale et apprentissage moteur
Les connexions qu’établissent entre eux certains neurones du cortex cérébral d’un individu peuvent se modifier en fonction des expériences qu’il a vécues : c’est la plasticité cérébrale.
⇒ Comment expliquer les différences de capacités motrices d’un individu à l’autre et leur évolution au cours de l’existence ?
a- Observation des cartes motrices chez différents individus (fiche TP 20 + doc. 1 et 2, p. 382 )
b- Analyse de l’effet de l’entrainement sur le cortex moteur (fiche TP 20 + doc. 3 et 4, p. 383)

Dans ses grandes lignes, l'organisation du cerveau et notamment du cortex est la même pour tous les individus : c'est une caractéristique propre à l’espèce. Cependant, la comparaison de cartes motrices de plusieurs individus révèle l'existence de variations : ces différences interindividuelles ne sont pas innées, elles s'acquièrent au cours du développement, par apprentissage des gestes. Même chez l'adulte, les effets d'un entraînement moteur se traduisent par une amélioration des performances que l'on peut associer à une extension de l'aire motrice concernée.
De telles modifications peuvent être obtenues rapidement et ne sont pas nécessairement durables : c'est ce qu'on appelle la plasticité cérébrale

Les connexions entre neurones se modifient, ce qui crée des chemins privilégiés de circulation de l’information. Le nombre de connexions augmente, de nouveaux neurones sont recrutés et une quantité plus importante de neuromédiateurs peut être libérée. À la vision d’un cerveau immuable, se substitue peu à peu l’image d’un cerveau apte à se transformer tout au long de la vie en fonction des interactions avec l’environnement.

4- La récupération de la motricité après une lésion

Après une lésion ou un accident cérébral, des neurones sont détruits, ce qui se traduit fréquemment par des troubles moteurs plus ou moins importants. Une récupération, au moins partielle, des facultés motrices est néanmoins possible grâce à la plasticité des zones motrices.
⇒ Comment le cerveau peu-il suppléer une perte de fonctions accidentelles

a- Réorganisation cérébrale à la suite d'une perte de fonction motrice et réversibilité (Fiche TP 20 + doc. 1à 4, p. 384)

➢ Chez des patients ayant subi un accident vasculaire cérébrale (AVC) affectant les aires motrices et corticales (et donc la moitié de certains muscles), on constate une récupération progressive des capacités motrices. Dans le même temps, les régions corticales endommagées retrouvent progressivement leurs fonctions et de nouvelles régions sont recrutées lors de la réalisation des mouvements que l’AVC avait affectés.
De même, après une greffe des mains, on constate une modification des cartes motrices de la main : la taille des territoires concernés de l’aire M1 augmente considérablement, pour les deux mains, après la greffe.

➢ Cette plasticité cérébrale explique donc les capacités de récupération du cerveau après la perte accidentelle du fonctionnement d’une partie du cortex moteur. Des remaniements du fonctionnement cérébral, favorisés par une rééducation, permettent de suppléer au territoire déficient

Carte d'activation dans l'aire M1 obtenue lors de mouvements de la main : vue coronale reconstruite des aires droite et gauche dans le système de coordonnées de Talairach. En rouge : avant l'opération ; en bleu : 6 mois après la greffe ; en vert : les chevauchements des deux couleurs

Carte d'activation dans l'aire M1 obtenue lors de mouvements du coude : vue coronale reconstruite des aires droite et gauche dans le système de coordonnées de Talairach. En rouge : avant l'opération ; en bleu : 6 mois après la greffe ; en vert : les chevauchements des deux couleurs
b- Limites et espoirs de la neurogénération (doc. 3 et 5, p. 385)

Les capacités de régénération du système nerveux existent, mais sont cependant limitées. En effet, la régénération des fibres nerveuses n’est possible qu’en ce qui concerne les neurones périphériques. La production de nouveaux neurones dans le cerveau adulte, si elle est maintenant bien avérée, semble cependant limitée à quelques territoires et son rôle dans la récupération de fonctions n’est pas prouvé.

Certains facteurs comme l'alimentation, l'âge, le sport permettent de moduler cette plasticité. Certaines capacités de remaniements se réduisent avec la vieillesse, d'autres persistent et restent équivalentes à 70 comme à 20 ans, de même que le nombre de cellules nerveuses. C'est la réduction du nombre de dendrites, d'axones et de synapses qui serait plutôt en cause mais variable selon individus. C'est donc un capital à préserver et entretenir.

 

http://www2.ac-lyon.fr/etab/lycees/lyc-01/bichat/IMG/pdf/Rappels_acquis_college_et_lycee.pdf

 

https://drive.google.com/?tab=mo&authuser=0#all

Thème 3-A - Le maintien de l'intégrité de l'organisme : quelques aspects de la réaction immunitaire

Le système immunitaire est constitué d'organes, de cellules et de molécules qui contribuent au maintien de l'intégrité

de l'organisme. Le système immunitaire tolère habituellement les composantes de l'organisme mais il réagit à la

perception de signaux de danger (entrée d'éléments étrangers, modification des cellules de l'organisme).

Chapitre 1 : La réaction inflammatoire, un exemple de réponse innée

– Lorsque les défenses physiques (épiderme et muqueuses), chimiques (larmes, sueur, mucus) ou biologiques (flore

bactérienne) ne permettent pas de contenir une agression, la réaction inflammatoire se déclenche.

– La réaction inflammatoire repose sur l'immunité innée qui ne nécessite pas d'apprentissage préalable, est

génétiquement héritée et est présente dès la naissance.

1. Reconnaissance des agents pathogènes par des cellules spécialisées (Ex.1)

– Les cellules de l'immunité innée se trouvent dans le sang (granulocytes) ou dans les tissus (cellules dendritiques et

macrophages dérivant des monocytes du sang, mastocytes).

– Les cellules de l'immunité innée possèdent une grande variété de récepteurs protéiques de l'immunité innée (PRR)

capables de reconnaître des motifs moléculaires communs à la plupart des microorganismes et des virus, mais

absents des cellules humaines.

– La comparaison des séquences protéiques de plusieurs récepteurs révèle de grandes similitudes. Il s'agit donc de

récepteurs et de mécanismes de reconnaissance conservés au cours de l'évolution. (Ex.2)

2. Médiateurs chimiques et réaction inflammatoire aiguë (Ex.3)

– La réaction inflammatoire aiguë fait suite à l'infection ou à la lésion d'un tissu. Elle met en jeu des médiateurs

chimiques qui agissent, selon leur type, sur des organes ou sur des cellules immunitaires.

– La réaction inflammatoire se traduit par des symptômes stéréotypés (rougeur, chaleur, gonflement, douleur).

– Différents médiateurs chimiques sont libérés par les cellules immunitaires ayant reconnu un élément étranger grâce

à leurs récepteurs.

– Certains médiateurs chimiques entraînent la production et la libération en cascade d'autres molécules comme

l'histamine et les prostaglandines (principalement par les mastocytes).

– L'histamine et les prostaglandines agissent, entre autre, sur l'appareil cardiovasculaire. En provoquant une

vasodilatation (augmentation du diamètre des artérioles) au niveau de la lésion, ces médiateurs permettent un

afflux de sang qui entraîne rougeur et chaleur.

– Les prostaglandines, en agissant sur le système nerveux, provoquent douleur et fièvre.

– Certains médiateurs chimiques appelés cytokines activent d'autres cellules immunitaires et les attirent sur le site

inflammatoire (gonflement des tissus).

– Le recrutement cellulaire permet l'amplification de la réaction inflammatoire.

Schéma 1.

– Des médicaments anti-inflammatoires permettent de limiter la réaction inflammatoire et ses effets indésirables :

– L'aspirine ou l'ibuprofène inhibent la synthèse des prostaglandines. (Ex.4)

– Les corticoïdes inhibent la synthèse des prostaglandines et celle des cytokines.

3. Phagocytose et élimination des éléments étrangers

– Certains granulocytes, les cellules dendritiques et les macrophages sont des phagocytes capables de digérer des

éléments étrangers et ainsi de les éliminer : ce sont les effecteurs de l'immunité innée.

– La phagocytose se déroule en plusieurs étapes :

1. Adhésion de la membrane du phagocyte à la particule grâce à des récepteurs

2. Absorption qui conduit à la formation d'un phagosome dans lequel est isolée la particule

3. Digestion grâce aux enzymes contenues dans les lysosomes

4. Exocytose des produits de digestion

Schéma 2.

Chapitre 2 : L'immunité adaptative, prolongement de l'immunité innée

– L'immunité adaptative n'existe que chez les Vertébrés. Elle s'ajoute à l'immunité innée et assure une action plus

spécifique contre des molécules immunogènes appelées antigènes.

1. Reconnaissance d'un antigène

– Les lymphocytes (B et T) sont les cellules sur lesquelles repose l'immunité adaptative.

– Parmi les lymphocytes T, on distingue les T-CD4 et les T-CD8, en référence aux marqueurs de différenciation qu’ils

portent sur leur membrane.

– Un antigène est une molécule ou une partie de molécule reconnue spécifiquement par un récepteur de l'immunité

adaptative. Les antigènes sont dits immunogènes car ils déclenchent une réponse immunitaire adaptative.

– Les récepteurs de l'immunité adaptative sont les anticorps, les récepteurs membranaires des lymphocytes B (BCR)

et ceux des lymphocytes T (TCR).

– Il existe un immense répertoire de récepteurs de l'immunité adaptative.

1.1. Structure et spécificité des anticorps (Ex.5)

– Les anticorps sont des protéines de la famille des immunoglobulines : protéines solubles circulant dans les liquides

extracellulaires (= milieu intérieur) : sérum (sang) et lymphe.

– Ils sont constitués de 2 chaînes polypeptidiques légères (L) et de 2 chaînes polypeptidiques lourdes (H), reliées par

des ponts disulfures.

– Chaque chaîne est formée d’une partie constante et d’une partie variable. La forme 3D de l’extrémité des chaînes

lourdes et légères est variable, elle constitue le site de reconnaissance et de fixation de l’antigène.

– Chaque molécule d’anticorps possèdent donc 2 sites identiques de fixation d’un même antigène: un anticorps ne

peut donc reconnaître spécifiquement qu'un seul antigène.

Schéma 3.

1.2. Sélection clonale

– Les lymphocytes sont caractérisés par leur récepteur présentant une étroite spécificité pour un seul antigène. Les

lymphocytes reconnaissant le même antigène, ayant donc le même récepteur, constituent un clone.

– La première rencontre d'un lymphocyte naïf avec un antigène reconnu spécifiquement par son récepteur entraîne

son activation : c'est la sélection clonale.

– La rencontre avec l'antigène s'effectue dans les organes lymphoïdes secondaires (ganglions lymphatiques).

– Le récepteur d'un lymphocyte B (BCR) a la même structure qu'un anticorps mais il est fixé sur la membrane. Il

permet la reconnaissance directe de l'antigène.

Schéma 4.

– Contrairement aux lymphocytes B, les lymphocytes T ne reconnaissent que l'antigène fixé sur les molécules du

CMH (complexe majeur d'histocompatibilité) présentes à la surface de la membrane et codées par un ensemble de

gènes. (Ex.6)

– Les cellules dendritiques situées dans les ganglions sont les cellules présentatrices de l'antigène (CPA) pour les

lymphocytes T. Le déclenchement de l'immunité adaptative est donc le prolongement de l'immunité acquise.

Schéma 5.

2. Amplification et différenciation clonales

– Sous l'effet de cytokines, dont l'interleukine 2 (IL2) les plasmocytes activés :

- se multiplient : c'est l'amplification (expansion) clonale

- se différencient :

- les lymphocytes T-CD4 en lymphocytes T-auxiliaires (LTa = LTh)

- les lymphocytes T-CD8 en lymphocytes T-cytotoxiques (LTc)

- les lymphocytes B en plasmocytes

– L'IL2 est principalement sécrétée par les LT-auxiliaires.

– L'amplification de la réaction immunitaire adaptative repose donc sur une communication chimique et une

coopération cellulaire. Les LT-auxiliaires ont un rôle essentiel dans l'amplification de la réponse immunitaire.

Schéma 6.

3. Neutralisation et élimination de l'antigène

– Les cellules effectrices de l'immunité adaptative (plasmocytes, LTc) et les anticorps ne préexistent pas, ils sont le

produit de l'ensemble des processus immunitaires déclenchés par le contact avec un antigène.

3.1. Origine et rôle des anticorps (Ex.7)

– Les plasmocytes proviennent de la différenciation des lymphocytes B sous l'action de l'IL2 produite par les LT-
auxiliaires. Ce sont les cellules sécrétrices d'anticorps circulants.

– La différenciation d'un LB en plasmocyte se traduit par une augmentation du cytoplasme et le développement du

REG permettant la production massive d'anticorps qui sont ensuite libérés dans le milieu par exocytose.

– L'apparition des premiers anticorps spécifiques à un antigène constitue la séropositivité vis à vis de cet antigène.

– La complémentarité de la partie variable de l'anticorps à un antigène spécifique permet la formation de complexes

immuns Anticorps-Antigène et ainsi la neutralisation de l'antigène.

– Les complexes immuns sont ensuite éliminés grâce à l'intervention des mécanismes innés, en particulier la

phagocytose.

Schéma 7.

3.2. Rôle des lymphocytes T-cytotoxiques (Ex.8)

– Les lymphocytes T-cytotoxiques proviennent de la différenciation des lymphocytes T-CD8 sous l'action de l'IL2

produite par les LT-auxiliaires.

– Grâce à leur récepteur, les LTc reconnaissent spécifiquement les cellules infectées par un antigène etprovoquent

leur destruction, c’est la lyse des cellules-cibles.

– Cette destruction de la cellule-cible s'effectue soit par la libération, par le LTc, de perforines provoquant son

éclatement, soit par la production de signaux déclenchant son autodestruction (=apoptose).

Schéma 8.

4. Le VIH induit un syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) (Ex.9)

– Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) infecte les lymphocytes T-CD4, les macrophages ... et les détruit.

– Dans un premier temps (primo infection), des anticorps anti-VIH sont secrétés (séropositivité au VIH), le taux de

virus (=charge virale) diminue. Cependant, le VIH reste à l'intérieur des cellules le rendant indétectable.

– Les lymphocytes T-CD4 diminuent peu à peu au cours de la phase asymptomatique.

– Si le taux de lymphocytes T-CD4 ou auxiliaires devient trop bas, la production d'IL devient insuffisante pour

permettre une réponse immunitaire adaptée, il y a immunodéficience.

– Cette immunodéficience favorise le développement de maladies opportunistes qui finissent par entraîner la mort du

malade : c'est le syndrome d'immunodéficience acquise ou SIDA.

Schéma 9.

Bilan :

Le maintien de l'intégrité de l'organisme repose donc sur une coopération entre différents types de cellules

immunitaires et sur leur communication par l'intermédiaire de médiateurs chimiques.

Les mécanismes permettant la neutralisation et l'élimination des antigènes nécessitent :

- Une reconnaissance grâce à des récepteurs généralistes (immunité innée) ou spécifiques (immunité

adaptative)

- Une amplification de la mobilisation des acteurs grâce aux cytokines

L'immunité innée et adaptative sont complémentaires.

Schéma 10.

Chapitre 3 : Le phénotype immunitaire au cours de la vie

1. Variabilité du phénotype immunitaire (Ex.10-11)

– Les lymphocytes sont issus de la moelle osseuse rouge puis subissent une maturation dans la moelle osseuse pour

les LB ; dans le thymus pour les LT.

– Au cours de cette maturation, des processus génétiques complexes entraînent l’acquisition aléatoire d'un récepteur

spécifique (immunocompétence). Des milliards de clones LB et LT caractérisés par leur récepteur sont ainsi produits.

Ces clones de LB et LT naïfs ont un effectif très restreint.

– Durant leur maturation, les clones capables de reconnaître le soi ("auto-réactifs") sont éliminés, ce qui permet la

tolérance au soi.

– Le contact avec des antigènes (environnement modifié) entraîne la production de LB et LT mémoires à longue durée

de vie.

– Le phénotype immunitaire est l’ensemble des spécificités des lymphocytes B et T, c'est-à-dire le répertoire des

récepteurs existants, à un moment donné de la vie d’un individu

– La production aléatoire de lymphocytes naïfs est continue tout au long de la vie mais, au fil du temps, le nombre et

le type des lymphocytes mémoires augmentent.

– Le phénotype immunitaire d'un individu évolue donc en fonction des expositions aux antigènes et permet son

adaptation à l'environnement.

Schéma 11.

2. La vaccination (Ex.12-13)

– La vaccination consiste à reproduire les conditions d'une immunité acquise après une première infection guérie.

– La vaccination consiste à inoculer un antigène rendu inoffensif (protéines virales par exemple, virus non virulent =

incapable de se multiplier).

– L'adjuvant est une substance (comme l'aluminium) associée à l'agent vaccinant afin de mimer une réaction

inflammatoire et donc d'activer les cellules de l'immunité innée.

– Après la première vaccination se créent des lymphocytes mémoires qui permettront une réponse secondaire plus

rapide et amplifiée. Les cellules mémoires deviennent plus nombreuses que les cellules naïves, elles ont une durée

de vie plus longue et réagissent très rapidement en cas de nouveau contact avec l'antigène.

– Les rappels permettent d'augmenter le nombre de cellules mémoires et le taux d'anticorps.

– La vaccination permet ainsi de modifier le phénotype immunitaire.

– La sérothérapie consiste en l'administration d'anticorps (sérum). Les sérums assurent une protection spécifique

immédiate mais de courte durée : il n'y a pas d'immunité acquise.

 

 

 

Constat: L’utilisation des plantes par l’Homme est une très longue histoire, qui va des pratiques empiriques les plus anciennes à la mise en œuvre des technologies les plus modernes. Ainsi les plantes présentent un enjeu majeur pour l’alimentation de l’humanité, mais aussi plus récemment dans d’autres domaines comme l’énergie et l’habillement.  Comme pour les animaux, l’Homme a modifié certaines plantes pour son usage propre et les a ainsi domestiquer.

 

Problème: Comment domestiquer une plante sauvage ?

 

Chapitre 6: La plante domestiquée.

 

Activité : Tâche complexe TS-tp-p2B-10

 

1) L’origine du Maïs

 

Situons l’ancêtre du Maïs  dans l’espace et dans le temps.

Le document à la page 2 de la fiche nous apprend comment le botaniste russe Nicolaï Ivanovich Vavilov a localisé la zone d’origine du Maïs. Il est parti du fait que la zone où poussent le plus grand nombre de variété d’une plante a une très grande chance d’être la zone d’origine de cette plante.

En suivant ce raisonnement, il situe en particulier l'origine du maïs en Mésoamérique (du Mexique au Costa-Rica).

 

Des chercheurs archéologues ont daté des spécimens de Maïs trouvés en Amérique Centrale. L’étude de ces spécimens révèle qu’à l’époque, le Maïs dépendait de l’action de l’Homme. De plus d’après le doc.1 p.246, la culture du Maïs dans différents agrosystèmes du monde d’aujourd’hui rend cette plante très sensible au changement du biotope et de la biocénose. Ainsi, les besoins importants en eau du Maïs et sa fragilité face aux parasites en font une espèce très dépendante de l’action de l’Homme. Par conséquent, cette dépendance du Maïs montre que le Maïs n’est pas une plante sauvage ou ancestrale.

Les spécimens découverts suggèrent que la domestication du Maïs s’est déroulée il y a environ 6000 à 7000 ans. L’ancêtre du Maïs actuel, c’est-à-dire le Maïs ancien à l’état sauvage serait la Téosinte.

En résumé, l’ancêtre du maïs serait la Téosinte qui aurait été domestiqué il y a 7000 ans en Amérique Centrale.

 

 

 

Tableau de comparaison :

 

 

Maïs

Téosinte

Tige

Tige longue portant un panicule au sommet.

Ramifications

Ramifications très courtes portant des spadices.

Ramifications plutôt longues

portant des ramifications secondaires contenant les épis femelles.

Epis femelles

Rachis important qui ne se désarticule pas.

 

Grand nombre de grains (jusqu’à

500).

 

Epi 4 fois plus long.

Pratiquement pas de rachis, grains

soudés entre eux qui se désarticulent à

maturité.

 

Peu de grains (8 à 10).

 

Epi 4 fois moins long.

Epis mâles

Epis mâles qui se ressemblent.

Glumes

Glumes non soudées qui n’entourent pas le grain.

 

Elles sont réduites.

Glumes soudées qui protègent le grain.

Les grains tombent de l’épi sur le sol et sont protégés par une glume sombre.

Les grains de Téosinte sont

entourés d’une cupule (glumes soudées).

Grains

Grains par paire, 2 fois plus longs.

4 à 5 fois plus lourds.

Plusieurs rangées de grains.

Grains simples.

Deux rangées de grains.

Endosperme et embryon

Beaucoup plus volumineux

Beaucoup moins volumineux

 

 

 

2) Domestication, sélection et hybridation

 

Le doc.2 p.246 compare les caractéristiques génétiques de la Téosinte et du Maïs qui déterminent de l’architecture de ces plantes. On apprend qu’il y a eu chez la Téosinte, depuis plusieurs millions d’années, une mutation du gène tga1 responsable de l’architecture de l’enveloppe du grain (tga1 est plus protecteur contre les parasites donc plante indépendante de l’Homme) devenu Tga1 (Tga1 moins protecteur contre les parasites donc plante dépendante de l’action de l’Homme). Le gène Tga1 est donc celui du maïs. La Téosinte ayant subi cette mutation est génétiquement proche du maïs cultivé.

 

Les doc.1 et 2 p.250, suggèrent que l’Homme aurait visuellement sélectionné la plante Téosinte qui lui convenait le plus, c’est-à-dire la Téosinte ayant subi une mutation (qui est en l’occurrence très rare dans le milieu sauvage) et aurait fait des croisements suscessifs de ces plantes entre elles et ceci aurait mené à la multiplication des plantes dotées des particularités souhaitées par l’Homme. Il y a, à long terme, création d’une nouvelle espèce: celle du Maïs actuel. Cette culture s’obtient par l’intermédiaire de deux étapes: D’abord par une sélection empirique des individus présentant les caractéristiques qui lui sont les plus favorables, ensuite par hybridation et polyploïdisation conduisant à l’apparition d’hybrides formant l’espèce du maïs cultivé.

 

Plusieurs raisons font que les caractéristiques du Maïs sont des avantages pour une plante cultivée. Avant tout, le Maïs produit un très grand nombre de grains (plusieurs rangées) qui sont plus lourds et plus volumineux. La domestication du Maïs a donc permis à l’Homme d’obtenir un rendement plus élevé. De plus, l’épi femelle du maïs ne peut pas se désarticuler contrairement à la Téosinte et les grains du Maïs ne tombent pas.

 

Ainsi les caractéristiques du Maïs sont de grands avantages pour une plante cultivée.

 

 

3) Une biodiversité

 

D’après le doc.2 p.248, le Maïs présente une diversité au niveau de la couleur de ses grains, sa composition en glucides et sa valorisation principale. On peut ajouter la taille, le poids et la forme des grains.

 

D’après le doc.1 p.248, il existe aujourd’hui plus de 20.000 variétés de pommes à l’échelle mondiale. Ces pommes, possédant un ancêtre commun, appartiennent à la même espèce. Il s’agit donc d’une variété d’une même espèce. Chaque variété est utilisée différemment et possède des caractéristiques propres à elle-même.

Le doc.2 p.248, montre les capacités de la synthèse de l’amylose dans les grains d’un maïs (gène au niveau du chromosome 9). Certaines allèles et mutations permettent ou empêchent cette synthèse.

 

Toutes ces différences et variances entre les maïs ou les pommes montrent bien qu’il existe une véritable biodiversité au sein de chaque espèce.

 

Ainsi « la domestication des plantes par l’Homme génère une forme particulière de biodiversité ». En effet, la domestication d’une espèce permet à l’Homme de faire apparaitre des particularités qui lui sont généralement favorables.

 

Conclusion : La domestication d’une plante se fait en deux étapes : D’abord la plante possédant les critères les plus proches de ceux voulus par l’Homme est sélectionnée, ensuite, l’Homme réalise des croisements et des inter-croisements de cette plante afin d’obtenir une nouvelle espèce. Cette espèce, présentant des différences par rapport à son ancêtre sauvage, possède des caractéristiques généralement plus favorables à l’Homme.

 

 

 

Plantes étudiées

 

Masse (kg)

0.007

Surface des parties chlorophylliennes (m2)

0.0691

Surface des parties chlorophylliennes /

Masse (m2 / kg)

9.87

Estimation de la surface d'absorption des gaz foliaire (m2)

2.073

Estimation de la surface d'absorption des gaz foliaire / Masse (m2 / kg)

296

Estimation de la surface d'absorption de

l'eau et des sels minéraux (m2)

8.98

Estimation de la surface d'absorption de

l'eau et des sels minéraux / Masse (m2 / kg)

1292.9

Fait par ELSA KMEID ET YARA FAYYAD


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tache Complexe SVT : La Géothermie

I-              La géothermie

géothermie: c'est l'utilisation de la chaleur naturelle de la Terre, en tant que source d'énergie locale, concurrentielle, durable et acceptable du point de vue écologique et social, pour produire de l'électricité et pour des applications directes de la chaleur.

On distingue trois types de géothermie:

système

température du fluide circulant

gradient géothermique (°C pour 100 mètres)

Flux de chaleur (mW/m2)

caractéristiques géologiques

hyperthermique

>150°C

de 10 à 50°C

 >200

zones de subduction - rift

semithermique

100°C<T<150°C

de 3 à 10°C

100 à 200

fossé d'éffondrement

thermique diffus

T<100°C

1 à 3

60-100

bassin sédimentaire

 

La carte ci-dessous présente le lien entre terrain géologique et utilisation de la géothermie en France :

 

 

II-            La signification des flux de chaleur et température en France à différentes profondeurs :


Intérêt du flux de chaleur

La connaissance du flux de chaleur terrestre permet tout d'abord de faire le bilan énegétique du globe. Pour cela, on évite de prendre en compte les régions perturbées thermiquement par du volcanisme ou des circulations hydrothermales. Alors, le flux mesuré en surface contient deux composantes : la contribution profonde (la chaleur en provenance du manteau) et la contribution crustale (due à la production de chaleur des roches crustales). L'analyse du flux de chaleur mantellique et de ses variations permet notamment de mieux comprendre le régime thermique - et donc dynamique - du manteau terrestre.

Plus proche de la surface, la connaissance du flux de chaleur stable d'une région donnée permet de caler les interprétations concernant l'allure des géothermes mesurés. Ceux-ci sont en effet affectés par des effets de surface et des effets climatiques, qu'il est possible de déchiffrer dès que l'on connaît la composante principale stationnaire.

Enfin, la valeur du flux de chaleur est fortement influencée par la présence de roches fortement radioactives, comme les granitoïdes. Le couplage des informations géophysiques (gravimétrie, sismique) avec les données de flux de chaleur contraint fortement les modèles géologiques concernant la structure et la composition de la croûte (e.g. Guillou et al., 1994).

 

Données de température et données de flux de chaleur

Il est parfois possible d'estimer le flux de chaleur sans que l'on dispose d'échantillons représentatifs. En connaissant la lithologie ou d'autres caractéristiques essentielles (comme la porosité), on peut estimer la conductivité thermique des roches rencontrées lors de la foration. Ainsi, moyennant quelques hypothèses, on peut estimer le flux de chaleur à partir de quelques mesures de température. La qualité de l'estimation n'est pas aussi satisfaisante que dans le cas de forages carottés et où un géotherme stable a été mesuré. Toutefois, la difficulté d'obtenir des forages supplémentaires a enclenché des nouveaux travaux méthodologiques destinés à une meilleure exploitation des données de température en forage pétrolier (e.g. Goutorbe et al., 2006). L'utilisation de mesures de températures profondes nécessite également de connaître la température moyenne à la surface du sol, donnée qui est disponible auprès de Météo-France, et qui montre une variation de 7°C à 15°C pour le territoire.

 

 

 

 

 

 

Figure 11 : Superposition des cartes des températures profondes en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III-          Gradient géothermique moyen

DOC 1: le gradient geothermique moyen

temperature (°C)

Profondeur (m)

15

0

25

300

55

1200

65

1500

75

1800

117

3000

215

6000

 

Doc 2 : valeurs obtenues sur qlq zones en France

Profondeur (m)

Temperature (°C)

Commune(dpt)

Utilisation

5000

200

Soultz-la foret

production electricite

1000

250

Bouillante

1700

59

La courneuve

Chauffage

1750

73

Tremblay en France

1800

78

Bonneuil sur Marne

0

80

Chaudes Aigues

1800

72

Montgeron

 

 

 

 

IV-          Convection et Conduction :

La conduction : les atomes des deux milieux se cognent entre eux à l'interface et s'échangent de l'agitation, ce qui tend à les mettre tous dans le même état ; les atomes du milieu 1, qui étaient plus agités, ont perdu de l'agitation tandis que ceux du milieu 2, qui en avaient moins, en ont gagné : le milieu 1 a cédé de la chaleur au milieu 2. Aucun atome n'est passé d'un milieu à l'autre, tout ce qui a été déplacé c'est de la "quantité d'agitation".

La convection : les atomes franchissent l'interface pour passer dans l'autre milieu : le milieu 1 donne des atomes plus agités au milieu 2 qui lui donne en échange des atomes moins excités ; au final le milieu 1 a cédé de l'agitation, donc de la chaleur, au milieu 2.
Une conséquence est que la convection n'est possible que si les deux milieux peuvent s'échanger de la matière : ça ne marche pas avec des solides.

Protocol expérimental : 

A)   Conduction : on chauffe le bout d’un métal et on remarque que la chaleur se transmet à tout le métal.

B)   Convection : on chauffe de l’huile ensuite on verse de l’huile froid et on remarque que l’huile froid se place au fond du bécher car elle est plus dense que l’huile chaude.

 

V-            Tomographie sismique :

La tomographie sismique est une méthode géophysique utilisant l'enregistrement de l'arrivée des ondes sismiques émises lors de tremblements de terre et dont l'interprétation des temps d'arrivée les uns relativement aux autres et en différents lieux, permet de remonter aux variations spatiales des vitesses de propagation de ces ondes à l’intérieur du globe terrestre. Les modèles tridimensionnels de vitesses d'ondes ou d'anomalies de vitesse par rapport au modèle radial de 1er ordre (modèle PREM) peuvent être interprétés en termes de variations de température locale au sein des unités terrestres, ou en termes de variation de composition chimique ou minéralogique des matériaux. Son utilisation principale est la réalisation de la cartographie des hétérogénéités du manteau terrestre, très utile pour établir des liens entre les déplacements lithosphériques, interprétés dans le cadre de la tectonique des plaques, et la convection mantellique.

VI-          Synthèse :

Problématique : Comment l’énergie de la Terre rend possible le fonctionnement d’une centrale géothermique ?

            Tout d’abord, la géothermie désigne littéralement la chaleur de la Terre, mais aussi les techniques permettant d’utiliser l’énergie géothermique du globe comme source de chaleur ou pour la convertir en électricité. Ensuite, comme nous avons vu dans les questions précédentes, dans le globe la température croit avec la profondeur suivant le gradient géothermique. Un flux thermique traverse donc la surface lithosphérique en provenance des profondeurs de la Terre : c’est le flux géothermique. Il a pour origine principale la désintégration des éléments radioactifs contenus dans les roches.

Puis, deux mécanismes de transfert thermique existent dans la Terre : la conduction dans la lithosphère et la convection dans le manteau qui est beaucoup plus efficace. D’une part, la conduction est le transfert d’énergie thermique entre deux corps de température différente par contact et sans transfert de matière et cela se traduit par un fort gradient géothermique de 10 a 20C par km de profondeur, ainsi la température de surface est de 15 C alors que celle a la base de la lithosphère est de 1300C. D’autre part, comme la convection est un transfert d’énergie avec transfert de matière, la matière chauffée perd sa densité et tend a remonter lentement, plus tard refroidie sa densité augmente et elle redescend. Donc, dans le manteau, l’inégale répartition de l’énergie thermique entraine une circulation de la matière appelée convection mantellique.
            Par conséquent, les gradients et flux géothermiques varient suivant le contexte géodynamique. Dans les dorsales, le flux fort est associé a la production de lithosphère océanique nouvelle chaude, tandis que les zones de subduction présentent un flux faible associé au plongement de la lithosphère âgée devenue dense et froide et sa disparition. On peut alors dire que la Terre est une machine thermique.

Ensuite, le flux géothermique qui traverse la lithosphère en provenance de l’intérieur de la Terre est une ressource énergétique utilisable par l’Homme. La géothermie privilégiée exploite des sources hydrothermales très chaudes, au niveau de forages très profonds ou de l’eau est injectée sous pression dans la roche. Elle est surtout utilisée pour produire de l’électricité : la géothermie « haute énergie »  permet cette production grâce a la vapeur sous pression tandis que la géothermie « moyenne énergie » la permet grâce a un fluide intermédiaire chauffé en profondeur. Puis, la géothermie de basse énergie exploite des nappes d’eau profondes (température entre 30 et 100C)  pour le chauffage urbain. Enfin, la géothermie de très basse énergie exploite la chaleur du sol et du sous-sol a faibles profondeurs (température entre  10 et 30C) pour le chauffage et la climatisation.
            Mais, aujourd’hui, pas toutes les installations géothermiques sont développées, certaines sont sous-développées a cause des couts très élevés des investissements à faire. De plus, les installations géothermiques actuelles n’utilisent qu’une infime partie du flux thermique dissipée a la surface de la Terre, alors la géothermie apparait somme une alternative durable a l’exploitation des combustibles fossiles.

 

 

 

Naamtallah Nehme, Tala Tayoun TS2

Tache complexe : causes et facteurs à l’origine de l’effacement des reliefs

La formation des chaines de montagnes est un phénomène essentiel de l’histoire des continents et s’intègre dans le cadre de la tectonique des plaques. Les montagnes récentes et anciennes présentent des indices qui aident à reconstituer l’histoire des chaines de montagnes. Ce qui ramène à comprendre qu’il ya un recyclage de la croute continentale.

Les montagnes récentes permettent de comprendre la genèse des montagnes anciennes. En effet, dans le doc 2 p.192,  en comparant la profondeur du Moho des chaines récentes et des chaines anciennes, on remarque que les premières sont caractérisées par une profonde racine crustale. De plus, l’épaisseur de la croute continentale à l’aplomb de ces reliefs est important (55 a 70 km) alors que celle des chaines anciennes a retrouve son épaisseur moyenne de 30 km. D’autre part, nous pouvons comparer les marqueurs pétrographiques de ces chaines : dans les chaines de montagnes anciennes affleurent des roches granitiques et métamorphiques formées durant l’orogenèse (massifs granitiques, migmatites), les roches sédimentaires sont érodées. Or, dans les chaines récentes, les roches sédimentaires sont importantes et les roches formées en profondeur commencent à affleurer.

Comment l’altération et l’érosion participent-elles à la formation des reliefs ?

Par ses actions mécanique et chimique, l’eau est l’agent principal de l’altération des roches, ainsi que de l’érosion, du transport et de la sédimentation, sous l’action des facteurs climatiques et biologiques.

L’érosion est le processus de dégradation et de transformation du relief, et donc des roches, qui est causé par tout agent externe : en effet, sous l’action du gel ou dégel dans les diaclases (fissures de la roche) ; l’altitude diminue, la destruction du relief montagneux commence. La roche montagneuse éclate et forment des éboulis qui sont entrainés par le ruissellement. Pourtant, cette diminution d’altitude est compensée par la remontée isostatique (remontée de la lithosphère de la chaine de montagnes).

L’altération est l'ensemble des transformations minéralogiques d'une roche à la surface, lorsqu'elle est exposée aux effets de l'eau. En effet, on parle d’altération chimique, du fait qu’elle attaque les minéraux. Comment expliquer c e phénomène ? L’eau de pluie, chargée de gaz carbonique, s’écoule dans les fissures du calcaire ; ces dernières s’élargissent et forment des paysages du type de Karst, comme on le voit dans le massif de la Chartreuse. L’altération des roches produit des particules solides de tailles diverses mais également des ions solubles provenant de l’altération des minéraux : ions K+, Na+, Ca2+, HCO3-. D’où une composition chimique plus importante de l’eau ayant circulé dans le calcaire que celle de l’eau de pluie.

ð  CaCo3+CO2+H2O ↔ Ca2++2HCO3-

L’altération chimique est plus importante à plus faible altitude. La principale réaction chimique d’altération des roches est l’hydrolyse, qui permet à la roche de se fragmenter et se désagréger en argiles et particules solubles.

→Où passent les ions et particules issus de l’altération des roches ?

Ils peuvent être mis en mouvement et former un dépôt demeurant sur place. Leur transport est assuré par les eaux, les torrents, les rivières (la Loire), le vent. Une fois les particules sont sédimentées ou mises en suspension, il en résulte un tri granulométrique : dans le doc 1p.196, on expose les résultats de tamisage du sable prélevé à plusieurs endroits dans le lit de la Loire, afin de pouvoir analyser la composition des sédiments.

Souvent, la sédimentation est d’origine biochimique. En effet, les sediments qui arrivent au milieu marin sont riches en carbonates de calcium, ce qui ouvre l’opportunité au développement de récifs coralliens. Les coraux sont des animaux qui vivront en symbiose avec les algues unicellulaires : les deux en tirent bénéfice. Comment ? Ces êtres vivants utilisent les substances dissoutes dans l’eau pour fabriquer leur coquille ou squelette :

ð  Ca2++2HCO3-↔CaCO3+CO2+H2O

 

L’érosion étudiée précédemment n’est pas la seule origine de la disparition des reliefs. En effet, des phénomènes tectoniques peuvent avoir lieu  et faire disparaitre les reliefs. Comment ces événements contribuent-ils à l’effacement ? Ce sont les mouvements d’extension qui expliquent cet événement. En effet, lorsque la croute est très épaisse, elle se réchauffe par les éléments radioactifs contenus et la chaleur du manteau. Elle se ramollit et devient plus plastique ; leur poids insuffisant et la poussée d’Archimède entraine l’amincissement de la croute, l’effondrement de la montagne. D’où l’extension et l’effacement du relief.

BILAN : recyclage de la croute continentale

La combinaison de l’altération, de l’érosion et des phénomènes tectoniques engendre un vaste recyclage de la croute continentale. Celle-ci, née du manteau, subit au cours de la formation des chaines de montagnes 2 types de recyclage :

-un recyclage interne, par fusion partielle du gneiss et du granite

-un recyclage externe par métamorphisme des roches sédimentaires  (affleurement de cipolins a Ghasa doc2p200)

Schéma bilan du recyclage de la croute continentale :

•Chaine de montagnes
•Particules solides sedimentaires ou ions solubles
•Roches sedimentaires
 
 
 

FAYYAD Yara
KMEID Elsa                          Tache Complexe 19/02/13

 

Sujet: Recherche du cycle des matériaux continentaux et en utilisant les notions d’érosion, d’altération et en passant par le transport des sédiments et leur dépôts. (Photos livre p.192-193, p. 194 comparaison doc 1 et 2, résultat doc 3, doc 1 et 2 p.196-197, effacement des reliefs p.199 doc 3, bilan p.200-201)

 

Les reliefs en surface du globe terrestre évoluent au cours du temps ce qui nous permet actuellement d’observer des chaines de montagnes récentes et des chaines de montagnes anciennes.

Livre page 192-193 : Des Chaines de montagnes récentes aux chaines anciennes :

                  D’après les documents 1 et 2, on peut dire que les chaines de montagnes récentes ont une altitude élevée et sous ces chaines le Moho a une grande profondeur ce qui indique une racine crustale épaisse. Par exemple les Alpes ont une altitude de plus de 2250 m (doc 1) et une profondeur du Moho entre 50 et 62 km (doc 2.a). De plus, d’après le document 2.b on voit que chez les chaines récentes les roches sédimentaires sont très importantes (surtout Crétacé pour les Alpes) et que les roches formées en profondeur commencent a affleurer.

            D’autre part, quant aux chaines anciennes, contrairement aux chaines récentes, leur altitude n’est pas tellement élevée et le Moho n’est pas situé en grande profondeur. Par exemple le Massif Central a une altitude de plus ou moins 100 m (doc 1) et une profondeur du Moho allant de 22 a 30 km (doc 2 a) donc la même épaisseur que la croute continentale.  Ensuite, il y a très peu de roches sédimentaires et une abondance de roches plutoniques (surtout granodiorites, granites et gneiss pour le Massif Central).

Livre page 193-194 : Altération des roches et érosion des reliefs :

            Tout relief est une structure instable, qui tend à disparaitre aussitôt qu’il se forme ; l’érosion et l’altération agissent dès la formation des reliefs jusqu'à leur disparition.
D’après le document 1 on apprend que les hautes montagnes (reliefs en haute altitude) sont soumis a l’érosion : sous l’action du vent, du gel et du dégel dans les diaclases la roche éclate et forme des éboulis qui sont entrainés par les glaciers et les eaux de ruissellement et les roches deviennent anguleux. Tandis que, d’après le document 2, les reliefs avec une plus faible altitude sont soumis a l’altération : c’est l’ensemble des mécanismes physiques et chimiques transformant la roche mère en particules, libérant des ions emportés en solution ou formant de nouveaux minéraux. Suite à l’altération, des fissures se forment sur la roche.
Enfin, le document 3 nous montre un exemple des résultats d’une altération : suite a l’altération d’un granite dans un massif ancien a cause de la pluie et du gel, la roche se

fragmente et devient une arène granitique qui est constituée, entre autres, de cristaux de feldspaths altérés.

Livre P.196-197: Transport et Sédimentation:

L’eau en ses divers formes transporte les produits de l’altération et de l’erosion. Les produits presents sous formes de particules solide, suite a leur taille et la vitesse du courant, peuvent etre transportées, sédimentées ou remises en suspension. La plupart du temps on parle de la sedimentation biochimique, les etres vivants profitent des substances dissoutes dans l’eau pour la fabrication de leur coquille ou de leur squelette. Les sediments arrivants aux milieux marins grace a leur richesse en carbonate de calcium permet le developpement des recifs coralliens,qui depend de la temperature, de la salinité et de la clarté de l’eau,et qui constituent des zones importantes de sedimentation calcaire. Tandis que la sedimentation purement chimique est tres rare. De plus la plupart des materiaux detretiques prélevés sur les continents et transportés par les fleuves se déposent au niveau de la plate forme continentale dans les oceans. Mais ces-derniers peuvent,en formant des courants boueux ou courants de turbidité, devaler le talus.

 

Livre P.198-199: L’effacement des reliefs:

L’érosion ne suffit souvent pas a expliquer la disparition des montagnes,donc le phenomene d’érosion n’est pas le seul a l’origine de la disparition des reliefs. Des phénomènes tectoniques peuvent les faire disparaitre aussi. En observant que la vitesse de l’érosion est lente, pour expliquer la disparition des reliefs, il faut donc faire appel a un autre mecanisme, plus efficace, nommé l’extension. Il existe differentes modélisations des mouvements d’extension qu’on peut observer dans les zones internes des chaines de montagnes récentes:

-       Il existe des failles normales dont certaines sont actives sismiquement.

-       Les données GPS indiquent une extension et un effondrement.

De plus la croute s’etire et s’amincit lorsque les mouvements de convergence et la poussée d’Archimède ne representent plus des facteurs suffisants pour le soutien des reliefs. La croute en surface, plus froide et plus fragile finira par se casser. Et en profondeur, etant ramolie par des phénomènes thermiques est plus plastique et donc s’amincit sans rupture ce qui aboutit a la deformation de la croute inférieure qui contribue donc a la disparition des reliefs.

 

 

 

Bilan Livre P. 200-201: Recyclage de la croute continentale:

Les roches presentes en surface sont soumises aux 2 phénomènes d’alteration et d’erosion. En resulte des produits continentaux pouvant soit former des bassins sédimentaires soit etre transportés jusqu’a la mer a travers les rivieres et se deposer dans les deltas et sur les plateaux continentaux. Durant la periode destinée a la formation des chaines de montagnes, les roches de la croute continentale et celles de la croute oceanique subissent un metamorphisme aboutissant a la formation de roches metamorphiques ou a une fusion partielle avec formation de roches volcaniques ou plutoniques. Enfin, l’isostasie et la tectonique ramèneront en surface ces roches qui seront avec le temps érodées et altérées. Ainsi, l’ensemble de ces processus provoque un retour a l’épaisseur normale de la croute continentale, et des anciennes montagnes il ne reste plus que les roches métamorphiques et granitiques crées et remaniées au cours de l’orogenèse.
            En conclusion, on peut alors dire que la croute continentale est recyclée : d’une part par métamorphisme et fusion qui sont à l’ origine de nouvelles roches gneissiques et granitiques intégrées dans la croute ; d’autre part par érosion, transport et sédimentation.

 

 

 

 

 

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Commentaires

15.11 | 20:42

test

...
11.10 | 01:06

Bonjour ma chère cousine.
Je vous lis régulièrement sur le site web.

Randa El Rammouz, EAO
Enseignante agréée de l'Ontario
Canada

...
24.01 | 03:20

http://www.carolechamounelbared.com/225420940

...
17.01 | 12:59

il a pas de carte mentale!!!!

...
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